samedi 21 décembre 2013

First Days

En arrivant à Melbourne, j’ai un planning bien défini. Premiers impératifs: ouvrir un compte bancaire ainsi qu’une ligne téléphonique. Loin de la France et des formalités à rallonge, tout se fait très rapidement. Dans le terminal d’arrivée, je trouve une agence Optus, l’un des opérateurs principaux et je quitte donc l’aéroport avec mon nouveau numéro australien.


Dans le taxi qui m’emmène de Tullamarine Airport à mon hôtel, je découvre un peu de la campagne australienne avant d’apercevoir les buildings de la City. Cette première vue sur la ville me rappelle mon arrivée à Manhattan quelques années plus tôt: des ponts, des tunnels, des gratte-ciels, pas de doute Melbourne est un vraie mégalopole!



Mon point de chute initial est The Mint Hotel, situé sur St Kilda Road. Cette artère relie les suburbs du sud au Central Business District. Pour traverser la rue, cela peut prendre plusieurs minutes tellement les chaussées sont larges. Les tramways circulent entre les voies réservées aux voitures et les trottoirs sont bordés de grands arbres verdoyants. Ce quartier est celui des sièges de grandes entreprises. L’architecture est moderne mais l’ensemble reste harmonieux.






The Mint Hotel



St Kilda Road

Après avoir déposé mes bagages dans ma chambre, je rejoins le centre en tranway. Je descends à l’arrêt Flinders Street et commence mon exploration. Construite selon un plan linéaire, la City s’étend sur quelques kilomètres facilement parcourables à pied. Je me promène sur Swanston Street avec un arrêt à l’agence Westpac pour ouvrir un compte en banque. Les nombreux magasins, cafés et restaurants participent à l’animation de la rue.



Flinders Street Station

Je retourne à mon hôtel en milieu d’après midi rattrapée par la fatigue. Je dois aussi préparer un premier rendez-vous professionnel prévu le lendemain matin. Finalement, je ne m’endors qu’au milieu de la nuit, complément décalée mais impatiente d’en découvrir plus.


Vendredi 5 Décembre au matin, je me rends à Glen Iris pour rencontrer la manager des ressources humaines de Swatch Group. Pendant le trajet, je passe devant une rue qui deviendra quelques jours plus tard, ma rue :)


Grâce à Rebecca, une expatriée australienne rencontrée quelques mois plus tôt à Paris, la recherche d’un logement se fait facilement. J’ai rendez-vous le samedi avec deux de ses amis pour visiter des colocations. L’une à Northcote, au Nord de Melbourne, l’autre à Prahran l’une des banlieues villages proches du CBD. La maison de Northcote est très mignonne mais la chambre n’est pas disponible immédiatement alors que je peux emménager sans attendre dans l’appartement de Prahran. Quelques jours après mon arrivée, je m’installe dans mon nouveau home sweet home.

Vue du balcon





Ma rue ressemble à celles des films américains avec des maisons basses alignées sagement. Pour moi qui aie grandit dans un environnement très différent, l’atmosphère semble vraiment pittoresque. Je crois bien que je vais me plaire ici...






Photos: @AC

vendredi 13 décembre 2013

Un jour à Singapour

En arrivant à Singapour, la chance qui m'accompagne souvent a, une fois encore, été de mon côté. Dès ma descente de l'avion, je rencontrais Lina, une française en route pour Sydney, qui avait comme moi prévu de profiter de son escale pour visiter l'île-état. Nous avons donc passé la journée ensemble et le fait d'être deux a rendu cet interlude de voyage beaucoup plus agréable et intéressant.


A peine 7h du matin heure locale et me voilà à la recherche du comptoir d’inscription au tour de la ville proposé par Singapore Airlines. C’est là que je croise Lina. Juste le temps de faire les présentations et nous nous dirigeons vers le point de rendez-vous pour la visite de la ville.

Cette première vision de l’aéroport de Singapour est impressionnante. Les espaces sont immenses, déjà décorés pour Noël. Il y a des compositions de fleurs incroyables, un jardin d’orchidées, une piscine, un cinéma et des boutiques de luxe à faire rougir la 5th Avenue. Il faudrait bien plus d’une journée pour tout découvrir.




La douane nous délivre un visa visiteur pour 24h puis nous nous dirigeons vers le bus qui nous emmène voir les monuments les plus emblématiques. En sortant de l’aéroport climatisé, comme prévu, une chaleur humide s’abat sur nous.


La route qui mène de Changi Airport au centre de la ville est bordée d’une végétation très luxuriante. Les palmiers, alignés sur des kilomètres, témoignent du climat tropical régnant ici toute l’année. Les immeubles étonnent par leur architecture sophistiquée et leur hauteur. Parfois, au milieu des buildings, apparaissent des petits quartiers de maisons traditionnelles.



Ce tour de bus n’est pas exceptionnel mais a le mérite de nous montrer rapidement les immanquables de Singapour. Devant le Marina Bay Sands, fameux hôtel à trois tours et toit en forme de bateau, nous nous arrêtons pour la photo souvenir. En retournant vers l’aéroport, nous longeons Chinatown et la vue d’un temple majestueux nous donne envie de passer le reste de la matinée dans ces rues plus dépaysantes.








De Changi, nous repartons vers la ville, en métro cette fois. Et nous faisons connaissance avec la population locale. Je suis la seule blonde à la ronde et trois curieux souhaitent prendre une photo avec moi…Je vous laisse deviner ma réponse! Le métro est parfaitement propre et très spacieux. Il nous faut environ 30 min pour rejoindre notre premier arrêt : Little India. 



A peine sorties de terre, nous voici plongées dans un dédale d’échoppes indiennes. Plus que lors du tour de la ville, cette fois, je me sens vraiment en Asie. 





Nous déambulons dans les rues alentours puis nous reprenons le métro direction Chinatown. Ici aussi, tout nous semble exotique. Des fruits inconnus garnissent les étales, les toits des maisons sont rouges et l’atmosphère est grouillante.




La faim commence alors à se faire sentir. Nous cherchons un endroit où manger un met local mais nous décidons finalement de rentrer à l'aéroport pour nous rassasier. La peur d’être malade avant la seconde partie du voyage a raison de notre audace culinaire (pour rappel, la mienne n’étant de toute façon pas très développée).


Il est 14h et nous nous attablons dans un des nombreux restaurants du hub. Je joue le jeu en commandant des Pad Thaï, aussi bonnes que celles que je dégustais dans les restaurants thaïlandais de Londres. Après le repas, Lina et moi partons à la recherche du Spa où des salons de repos et surtout, des salles de bain privées, nous attendent. Après 24h de voyage, j’apprécie la douche bien chaude pendant de très longues minutes.

Après cette pause, je ressens un gros coup de fatigue. Il est 17h et je ne reprends mon avion vers Melbourne qu’à 21H. Il faut donc se réveiller. Je bois le plus grand café de ma vie et ose le beignet chocolat de Dunkin Donuts (oui, oui) pour un shoot d’énergie. Finalement, les dernières heures passent rapidement et il est temps de dire au revoir à Lina qui s’envole pour l’Australie 30 min avant moi. On se dit à bientôt et je rejoins ma salle d’embarquement située à l’autre bout du terminal.


21H15 : départ pour le vol SQ227 à bord de l’380 à destination de Melbourne. L’avion est presque vide et j’ai la place de m’installer pour une nuit de sommeil dans le ciel.


 Je ne vois pas grand chose des six heures de survol de l’Océan Indien et du désert australien. Au dessous d’Adélaïde, le lever de soleil me réveille et je profite des dernières minutes de vol pour observer mon nouveau pays d’en haut. A l’approche de Melbourne, les banlieues linéaires annoncent mon arrivée.



Jeudi 5 décembre 2013, 7h10, j’atterris en Australie sans une minute de retard sur le planning annoncé. Après 35h de voyage, c’est à noter! Un peu d’attente pour accéder aux douaniers, quelques questions d’usage et j’y suis.

Le premier jour du reste de ma vie la tête à l'envers peut débuter…

Photos: @AC

lundi 9 décembre 2013

Embarquement Immédiat

Partir à la découverte de l’Australie cela se mérite.

Avant de poser le pied sur le pays-continent, il faut pouvoir endurer quelques 22 heures de vol. Ceux qui me connaissent bien savent que cette partie de l’histoire était déjà un grand challenge tant ma relation avec les avions à longtemps était compliquée. (Maman, Céline, si vous me lisez, merci pour votre soutien!)


Pourtant, au matin du 3 Décembre 2013, en partant pour Roissy Charles de Gaulle, l’excitation et la joie ont pris le dessus sur la peur. Un beau ciel dégagé promettait un décollage tout en douceur et le timide soleil d’hiver parisien m’a aidé à sécher les quelques larmes d’émotion au moment des adieux.

Sur le tarmac parisien

Dans la file d’attente pour les contrôles de sécurité, je me suis trouvée à côté de tout l’équipage en train d’embarquer. J’ai adoré le costume des hôtesses de Singapore Airlines, le Sarong Kebaya, inspiré d’une tenue traditionnelle et dessiné par Pierre Balmain. Elles portaient toutes une jupe longue et étroite à pans associée à une blouse cintrée à manches kimono, en tissu batik de quatre couleurs différentes selon leur grade. Aux pieds, les Singapore Girls, comme on les appelle, portaient des mules ouvertes à lanières croisées et mini talons compensés. Un vrai défilé!

Publicité Singapore Airlines

11h : embarquement immédiat à bord de l'A380 pour le vol SQ333 à destination de Singapour. En entrant dans l’avion, les chants et les décorations de Noël m’ont presque fait oublier que je partais pour 12h30 de voyage à plus de 10000m d’altitude.

Plan de vol SQ333

Étrangement, je ne me souviens pas vraiment de ce que j’ai ressenti au moment où l’avion a quitté le sol de mon pays pour m’emmener vers un horizon lointain. C’était il y a seulement quelques jours mais je garde un souvenir assez flou de mon envol. Ce qui est certain, c’est qu’il n’y avait ni tristesse ni nostalgie, et que j’avais vraiment hâte que tout commence enfin!

Survol de la Mer Noire

En survolant la Mer Noire, la nuit a commencé à tomber et m’a accompagnée jusqu’à l’atterrissage. J’ai vu les lumières de Calcutta puis je me suis endormie au dessus des côtes birmanes. A l’approche de Singapour, les lampions des bateaux sur la baie ont guidé l’avion jusqu’à la piste.

6h30 du matin, 24 degrés, 80% d’humidité : bienvenue en Asie!

Photos: @Pinterest @SingaporeAirlines @AC

dimanche 8 décembre 2013

Partir Là Bas

Reprenons depuis le début.

Ce blog a été créé en Décembre 2011 lorsque contrainte et forcée, je quittais Londres pour retourner vivre à Paris. En rejoignant ma home base, je laissais un bout de ma vie et une grande partie de mon cœur dans la capitale anglaise mais je me jurais de ne pas en rester là et j’étais bien décidée à tout faire pour retraverser la Manche le plus vite possible.


 En attendant de pouvoir redevenir londonienne, je décidais d’ouvrir ce blog pour partager ma passion pour la mode, l’art, la vie culturelle et assouvir mon plaisir d’écrire, afin de faire de cet Entre Deux, une parenthèse active et enrichissante plutôt qu’un chapitre déprimant de mon existence.


 Et puis, très vite, la vie parisienne a repris son court. Entre la redécouverte des joies de la vie de famille, un travail passionnant et des amis retrouvés, j’ai finalement consacré moins de temps que prévu à ce blog. Pourtant, je m’y étais attachée et je savais que s’il ne témoignait pas vraiment de mon escale parisienne, il deviendrait bientôt un outil précieux pour illustrer de nouvelles aventures.


 Car le goût de l’exil est un virus incurable, une fois que l’on est piqué on n’en guérit jamais vraiment.

Les mois ont passé et mon envie de repartir ne me quittait pas. J’avais toujours Londres en tête mais je commençais peu à peu à rêver en plus grand. Aller plus loin, découvrir autre chose…Londres m’attendrait toujours, ça j’en étais certaine, alors pourquoi ne pas faire un petit détour avant de retrouver cette chère Albion ?


 L’idée de l’Australie est venue discrètement, au fil de conversations, de photos de voyage de ceux qui avaient déjà osé. Et un jour d’Avril 2013, c’est devenu une évidence, ma prochaine destination me conduirait à l’autre bout du monde.


 La préparation de ce nouvel exil fut plutôt simple. Grâce au visa Working Holiday, je pouvais partir vivre un an en terre australe et y travailler. Quelques formalités plus tard et j’étais prête à m’envoler…

xxx

Ce blog va donc reprendre du service en devenant mon carnet de voyage. J’espère que vous aurez autant de plaisir à le parcourir que j’aurai à l'enrichir. 

Bon voyage !

Photos: @Pinterest